Dans l’enfance de Sylvie du
Plessis,
le mot "Education" est naturellement suivi de l’adjectif "artistique".
Elevée dans les Beaux-Arts, elle y poursuit ses études, puis part
autour
du monde, pour suivre un beau marin. En l’épousant, elle tombe
amoureuse
de tout le "peuple de la mer". Poissons, baigneuses,
matelots,
manœuvriers de la Marine, musiciens de la Flotte, "chiens jaunes" des
porte-avions… Elle les ramène à terre en les modelant dans la glaise,
puis les transfigure par la magie du Raku. Terre cuite enfumée,
émaillage secoué de chocs thermiques, cette technique ancestrale
rend à ses sujets les nuances de l’existence : couleur et noirceur,
brillance et rugosité, fêlures et aspects lisses. Ses créations,
exposées notamment dans les Salons de la Marine, lui valent l’honneur
rare d’être invitée à naviguer sur le "Charles de Gaulle", fleuron
de la Marine Nationale. Pour Ze Art Galerie, elle compose une
exposition très estivale,
où poissons, baigneuses et marins s’interpellent et se répondent.
On croit entendre le bruit des vagues… Née en 1963, Sylvie du Plessis
passera par les Beaux-Arts de Tours
avant d’être, plus récemment, élève à l’atelier du sculpteur Louis
Derbré.
Outre la France, où elle compte des collectionneurs fidèles,
ses sculptures en raku remportent un vif succès au Japon (grands
spécialistes de cet art), en Chine et en Egypte.
Elle réalise les trophées du Festival du film maritime de Toulon et ses œuvres sont
régulièrement
exposées au Salon de la Marine dont le jury lui a attribué , reconnaissance exceptionnelle
pour un sculpteur, la médaille d’argent en 2011.